Amazon Hunt, le roi des flippers

S’il y a une chose que les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas connu, c’est le plaisir de jouer au flipper. Moment de compétition conviviale, autour d’un objet qui a longtemps été notre compagnon de jeu.

C’était dans un petit café de la rue de vaugirard dans le 15ième. Un petit troquet typique, avec son comptoir arrondi et dont le patron lustrait le cuivre tous les jours. Au mur j’ai souvenir de faiences qui étaient classées et rendaient toute modification du lieu imposssible.

Flipper Amazon Hunt


De part et d’autre, il y avait des flippers et la bande de copains que nous étions avaient toujours plaisir à se retrouver pour boire un coup et se détendre un peu, lorsqu’on sèchait les cours.
Il y avait aussi ce fameux croque monsieur fondant à souhait dont la patronne avait le secret. Son mari, Raymond, était aux ordres et avec son tablier bleu s’affairait à servir aussi bien les verres de rouges pour les anciens, que les diabolos ou panachés pour les plus jeunes.
Il y avait une ambiance très conviviale et la patronne n’hésitait pas à rappeller à l’ordre tous ceux qui s’aventuraient à mettre un joyeux bazard. Aux heures d’affluence, il y avait ce doux mélange de bruit de vaisselle, de conversations passionnées et bien entendu les bumps des flippers qui s’existaient toujours au moement des repas.

Amazon Hunt a marqué à jamais cette période. Pour moi ça reste un des meilleurs flipper qui n’ait jamais existé. D’après les archives, ce monument des flippers a été édité en seulement 1515 exemplaires et la première version est sortie en 1983.

Avec le recul, je crois pouvoir dire que si ce flipper a eu autant de succès, c’est qu’il était de conception assez simple, voir même basique. Il y avait bien entendu les classiques rangées de cibles, les bumpers exités au passage de la boule, les couloirs qui pouvaient vous délivrer la fameuse extra-ball.

Dire que j’ai pris du plaisir à renvoyer les billes, faire de jolies fourchettes pour sauver des billes improbables, donner des coups de pieds bien dosés pour dévier un temps soit peu la trajectoire de la balle et faire péter les records.

Il y avait 4 tableaux et l’ont se cotisait pour mettre une pièce de 5 francs. La partie était alors à 1 franc (100 balles) mais avec 5 francs on avait 7 parties.

Pour jouer il fallait parfois être bourrin mais faire preuve aussi de plus de précision pour avoir le spécial. Ce flipper a eut tellement de succès, que des élèves de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm en ont même rédigé un traité, qui est un véritable hymme à ce flipper légendaire.
Je vous laisse découvrir cet opus, qui en soit est un véritable témoignage d’une époque révolue et que les aficionados des consoles modernes auront bien du mal à comprendre voir même à décrypter. Télécharger le traité

Signe des temps, aujourd’hui ce flipper est devenu une pièce de collection rare et très recherchée par les amateurs et les prix atteignent aujourdh’ui plusieurs milliers d’euros.


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